
Et les opportunités offertes par l'Administration Publique ne sont en général pas alléchantes, la rémunération étant faible ( peuvent en effet être considérés comme indigents, les fonctionnaires et agents des services publics jusqu'au grade de Directeur).
Dans ces conditions, plusieurs personnes se lancent dans différents commerces qui leur permettent si pas de nouer les deux bouts du mois, mais au moins de vivre au jour le jour.
Ainsi on peut voir dans les rues de Kinshasa des femmes, des hommes et même des enfants s ' occuper de la petite affaire qu'ils ont réussi à mettre en place.Ce secteur d'activités est très diversifié : il peut s ' agir d'un petit débit de boissons, d'un restaurant communément appelé " malewa " qui offre des spécialités de la cuisine congolaise, d'un salon de coiffure monté souvent de façon rudimentaire, d'une petite alimentation...A tout cela s ' ajoutent des vendeurs ambulants en grande nombre, ce qui donne aux rues de la ville une certaine ambiance.

Au vu de tous ces éléments, nous pouvons nous rendre compte de la de nécessité de la mise en place d ' une politique qui permettrait de contrôler le secteur informel, ce qui serait un atout pour le développement du Pays.
On assiste malheureusement à des scènes dans lesquelles des agents de l'ordre pourchassent ces personnes qui envahissent les rues pour exercer leurs activités, confisquant parfois leurs biens.
Les pouvoirs publics devraient encadrer ce secteur et le promouvoir étant donné qu'il est constitué de plusieurs petits entrepreneurs qui peuvent jouer un rôle déterminant dans la croissance économique du pays.
Sources : - Les dix clés d’accès a la Justice, USAID, Pro justice.
- Plaidoyer pour une politique économique de l'informel en R.D.C.